LE CASQUE ADRIAN

LE CASQUE ADRIAN

 

A l'entrée en guerre, l'une des caractéristiques uniformologiques du soldat français réside dans le port d'un képi qui très vite va s'avérer d'une très faible efficacité en terme de protection. Début 1915, un nouvel accessoire, une cervelière, à placer sous le képi cherchera, en vain, à pallier à ce manque de protection de nos combattants à un moment où les blessures à la tête représentaient la plus grande part des pertes enregistrées au feu. Bien vite délaissée, ou reconvertie en fonction des besoins des hommes du front, la cervelière rejoindra les nombreux équipements échouant à passer l'épreuve du front.

Rapidement,  fut lancée l'étude et la production d'un nouveau casque qui sera le 1er véritable casque d'acier à entrer en service pendant cette guerre tous belligérants confondus.  Initialement étudié par un ingénieur de l'entreprise mécanique Japy de Belfort, Louis Kuhn, le casque prendra pour nom celui d'Adrian car commandé par un responsable des approvisionnements militaires du même nom.

D'un poids moyen de 700 grammes et d'une épaisseur de quelques millimètres, l'Adrian n'a ni la vocation ni la capacité de stopper un tir direct, il vise plutôt à protéger des éclats et des schrapnels les hommes terrés dans les tranchées et soumis à d'incessants bombardements. Fabriqué par assemblage d'une bombe, d'un cimier, d'une visière et d'une nuquière, il comporte également un intérieur en cuir agrémenté d'un bandeau en tissu et de gaufrettes d'aluminium, il porte également un insigne d'arme portant les lettres RF pour république française.

D'abord peint en une teinte bleue brillante fort peu discrète ils furent peu à peu dotés de teintes plus ternes ou même pour un temps d'un couvre-casque en tissu beige ou bleu qui cause d'infection (en cas de perforation par balle des débris de tissus se logeaient dans les plaies) fut interdit tout comme le badigeonnage de boue sur le casque. De nombreuses variantes de teintes de bleu horizon, de gris artillerie, de bleu foncé mat ou même de moutarde pour les troupes d Afrique coexistèrent. L'Adrian équipa tout autant les troupes française que  nos alliés belges, roumains, serbes, russes, italiens dans une fabrication locale, ainsi que les troupes de couleurs de l'US Army.

De nombreux fabricants furent mis à contribution dont Japy, le Jouet de Paris, la compagnie Coloniale et bien d'autres. A noter que les exemplaires Japy se distinguent par l'absence de rivetage entre la nuquière et la visière et un cimier plus fin à l'avant et que souvent ces modèles Japy sont appelés 1er modèle.

L'Adrian existe en 9 tailles: A, B et C chacune déclinée en trois tour de taille 54/58/60.

 

TOUTES PHOTOS 14-18 EN SOMME

 

 

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Exemplaire Japy, dit "1er type".

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Avec la grenade enflammée commune à l'infanterie et à la cavalerie.

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Avec la "plaque souvenir" attribué à chaque soldat à la fin de la guerre.

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Deux artilleurs, deux teintes différentes.

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Une coque en bleu presque noir.

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Deux chasseurs, deux teintes, les jugulaires sont des copies.

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Infanterie coloniale.

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Armée d'Afrique.

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Service de santé.

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Armée belge.

 

Il manque le génie, l'intendance et le service des poudres. En 1926, l'Adrian sera modifié et c'est cet Adrian 26, en même temps que des 15, qui coiffera nos troupes en 39-40 et même au-delà.

Cet article n'a bien sûr aucuen prétention ni à l'exhausitivité ni à la connaissance absolue.

 

"ne jamais oublier, toujours se souvenir"

 

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